Délires et rêveries



Délires et Rêveries

Poésie un peu folle…

Il existe des chemins que l’on emprunte les yeux ouverts… et d’autres que seul le cœur sait reconnaître.

Dans cet espace, la raison s’efface doucement pour laisser place aux songes, aux éclats d’imaginaire, aux pensées qui dansent comme des lucioles dans la nuit. Ici, les mots s’égarent avec bonheur, deviennent oiseaux, nuages, souvenirs ou folies passagères.

Ces poésies sont des délires doux, des rêveries sans frontières, des voyages où l’impossible devient familier et où chaque vers ouvre une porte sur un ailleurs. Si vous aimez les chemins qui ne mènent nulle part sinon vers l’émotion, alors avancez sans crainte.

Laissez votre esprit quitter le rivage… et que le vent des rêves vous emporte.

Délires

Le vent souffle dans ma tête
Mon cœur souffre comme une bête !
Je ne trouve plus l’inspiration
Ce soir j’ai perdu la raison !
Je vais je viens, je suis perdue
Je déambule à moitié nue
Dans les couloirs de cet endroit
Il fait si noir, il fait si froid !
Je n’ai plus rien à dire
Et j’ai envie de fuir !
Pour ne plus être là
Pour ne plus être moi !
Basculer dans l’invraisemblable
Vivre mes rêves comme une fable
Ne plus dépendre du réel
Pour que la vie soit toujours belle !

La cavalière

Je suis libre…
Si je le décide…
De m’envoler dans le ciel avec les anges…
De désirer des choses étranges…
Chevaucher Pégase, beau cheval blanc ailé !
Bel animal souvenir du passé
Visiter l’inconnu sur son dos doux et chaud…
Et nous irons plus loin si je suis bien gentille…
Il m’emmènera même chasser les galaxies !
Et je suis nue…
Sur sa croupe…
S’il se change en humain…
Nous visiterons d’autres chemins…
Et si cheval il doit rester…
Sur ses flancs je m’endormirai…
Protégée sous son aile…
Réchauffée de son amitié !
Je me réveille dans un lit froid…
Délaissée…
Je suis seule…
Je n’y peux rien…
Mais le jour de mon dernier jour….
Je retrouverai mon destrier !

Le dauphin

Voyager avec un dauphin
C’est merveilleux et peu commun !
Il m’a fait visiter la mer
En une journée, il faut le faire !
Sur son dos je n’avais pas peur
Il m’a bercé pendant des heures !
Sur une mer calme et tranquille
Mon destrier tendre et docile !
J’ai vu le soleil se coucher
Et les eaux d’un coup s’embraser !
Nous n’avons pas perdu de temps
Il m’a pressé bien gentiment
Car il a autre chose à faire
Puisse qu’il est devenu le père
D’un si joli petit bébé
Auquel il n’a pu résister !
Il m’a déposé sur la plage
Puis c’est éloigné du rivage
Je garderai au fond du cœur
Le souvenir de sa douceur
Un autre jour, je l’attendrai
Et il viendra me retrouver
Sur son dos, comme une caresse
Je poserai mon cœur en détresse !
S’il veut bien me garder toujours
Mon voyage sera sans retour !

Pensées folles

Le soleil s’est levé sur la maison hantée
Et moi je vais dormir sur un tapis de feuilles
L’hirondelle a chanté, oui c’est bientôt l’été !
Et les fleurs du silence ont poussé et j’en cueille…
Espérant le retour d’une famille en ces lieux
Je prie chaque jour, je chante tous les dieux !
Dans un éclair subtil la maison disparaît
Et ma première pensée était que je rêvais…
Oui mais je sens encore dans mes veines glacées
Couler le souvenir de spectres violacés !
Dans mon esprit surviennent des idées éphémères…
J’étais à la campagne et me retrouve en mer !
De la folie absurde je suis sur le sentier
J’ai écrit ce poème sans plume et sans papier !
Cette histoire insensée l’aurais- je imaginée ?
Des méandres sans fin de mon esprit malade
Débordent des idées comme de la marmelade !
Et j’assemble des mots qui n’ont ni queue ni tête
Parfois la solitude démolit les poètes !

Six

Six petites choses…
Quand je me repose
Viennent déranger
Mes rêves dorés !
Six petits enfants
Venus du néant
Ils sont si petits
Mais font tant de bruit !
Et me griffent les bras
Comme des petits chats !
Je pleure, je crie, et me réveille
Je fuis les affres du sommeil !
Mais je garde le souvenir
De six petits monstres en délire…

Voyage

Histoire de découvrir le monde
J’ai consulté ma mappemonde
Mais ma tête s’est mise à tourner
Et tous mes sens se sont brouillés !
Le sol sous mes pieds disparu
Soudain tout m’était inconnu !
Je me suis trouvée nez à nez
Avec d’étranges petits sorciers
Qui m’ont fait parcourir la terre
Des océans jusqu’aux déserts !
Sans jamais me lâcher les mains
Ils m’ont guidée sur les chemins
Sans jamais me quitter des yeux
Ils ont exaucé tous mes vœux !
J’ai vu l’Europe, j’ai vu l’Afrique
J’ai vu les Inde et l’Amérique
J’ai goûté aux parfums d’Asie
La volupté fut mon amie !
Pour moi seule ils ont dévoilé
Les secrets de l’humanité !
Les traditions et les usages
Et les légendes du fond des âges !
Du pays des mille et une nuits
Aux grands horizons de Russie !
Mais soudain le brouillard…
Et revient le cafard
Ils ont disparu
Je suis si déçue !
Mais je coure retrouver ma chambre
Me mets au lit sans plus attendre
Car dans mes rêves on ne sait jamais
Mes amis je retrouverais…
S’ils veulent de moi je les suivrai
J’ai fait le choix de tout quitter

Le soir

Je regarde le miroir…
Le miroir ne me voit pas
Je marche dans le soir…
Le soir guide mes pas
Je pense à tout à rien…
Et rien ne coïncide
Je parle de tout de rien…
Je parle dans le vide
Je rêve d’une étoile…
L’étoile brille dans le ciel
Je rêve à la chaleur…
Et se lève le soleil !

© Murielle Sommaiy Vandenstock – Tous droits réservés. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans autorisation écrite.